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Françoise
2025 – Acrylique et encres sur toile coton – 80 x 60 cm
Conçu à l’origine comme le portrait d’une femme rousse – écho à un poème des Fleurs du mal – le tableau bascule rapidement vers un univers débordant, où le modèle pressenti se dissout dans une effervescence de formes et de couleurs. La figure de Françoise, inspirée d’une élégante nonagénaire, apparaît comme arrachée à une masse végétale hallucinée, un entrelacs de matière sans cohérence apparente, mais habité par une énergie tellurique.
Dans ce chaos, le visage semble glisser vers celui de Gaïa, déesse terre, matrice primordiale. À l’arrière-plan, une planète végétale flotte dans le ciel, tandis qu’un cerisier en fleur, éclat fragile, évoque un temps révolu. En contrebas, un petit Pierrot, tourné vers un temple qui pourrait être aztèque ou maya, s’érige en témoin discret, rappelant les figures mélancoliques de Bowie dans Ashes to Ashes.