Scary monsters

Il s’agit de ma 1 ère toile réalisée en grand format. Se lancer dans une toile d’un mètre carré est à la fois très motivant (compte tenu de la liberté qu’on a de s’y mouvoir), très flatteur pour l’ego (« je fais de grandes choses ») mais surtout très intimidant car
la page blanche paraît soudainement immense.
J’ai donc commencé, comme bien souvent par éprendre un peu de gesso, puis de lui  donner des « formes ». Est venu ensuite un mélange assez brouillon, sans projet réétabli, dans l’alliance du café et du fond coloré que j’avais déjà mis en place. Le café a servi à  remplir les grands espaces que je lui avais laissé libres et a recouvert en partie certaines zones peintes.
J’ai conclu cette 1ère approche par quelques jets d’acrylique blanc pour donner du  mouvement à un fond qui, à ce moment-là, était plutôt inerte.
Après 24 heures de séchage, des « formes » sont apparues, comme des « fantômes » sortis de la toile et des couleurs. Je n’ai plus eu alors qu’à « reconnaitre » chacune de ces apparitions spectrales et à les rendre visibles, parfois par un simple trait, pour les présenter aux spectateurs et les laisser plonger dans l’univers créé par ces « fantômes ».
Comme pour les « Brisants I » cette toile en appelle à la richesse émotionnelle et onirique de celui qui regarde. A lui de suivre le récit que j’ai commencé ou d’évoluer dans l’univers que j’ai créé pour y construire sa propre suite.

*Le titre de la toile vient d’un album et d’une chanson homonyme de David Bowie, chanson dans laquelle le dandy
berlinois de l’époque révèle une violence et une noirceur qu’on ne lui connaissait pas jusqu’alors.

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